lundi 7 août 2017

Là où tu iras j'irai



Auteur : Marie Vareille
Editions : Fayard/Mazarine



Isabelle a 32 ans, un chihuahua nain prénommé Woody-Allen et une carrière d’actrice comparable à celle du Titanic : prometteuse en théorie, catastrophique en pratique. 
Le jour où elle refuse la demande en mariage de l’homme qu’elle aime, sous prétexte qu’elle ne veut pas d’enfant, elle se retrouve à la rue, avec pour toute fortune vingt-quatre euros sur son compte en banque. Elle est alors forcée d’accepter le seul travail qu’on lui propose : utiliser ses talents de comédienne pour séduire Jan Kozlowski, un jeune veuf sur le point de se remarier. 
La voilà donc partie en Italie, dans la maison de vacances de la richissime et déjantée famille Kozlowski. Seule ombre aux deux semaines de dolce vita qui se profilent : pour exécuter en toute discrétion sa mission « séduction », Isabelle devra jouer le rôle de l’irréprochable nanny anglaise de Nicolas, 8 ans, qui n’a pas prononcé un seul mot depuis la mort de sa mère cinq ans plus tôt. Isabelle est bien loin d’imaginer à quel point cette rencontre improbable avec ce petit garçon blessé par la vie va bouleverser sa vision du monde.
Paru le 15 mars 2017

Mon avis :

Voilà un vrai roman feel good qui m'a fait passer un bon moment de lecture !

Une histoire totalement improbable mais on se laisse facilement porter par la plume pétillante et sensible et par l'humour des situations.
Isabelle, lorsqu'elle accepte le marché de cette insupportable adolescente, joue le rôle de sa vie... actrice ratée,  vie sentimentale au bord du gouffre, elle n'a guère de choix et s'engouffre dans une histoire totalement incertaine et douteuse.

Ce que j'ai particulièrement aimé dans cette histoire c'est qu'on s'écarte vraiment du schéma classique attendu de la jeune femme qui succombe au richissime beau mâle, on s'éloigne des clichés pour un récit un peu plus subtil...

Son séjour au sein d'une famille dévastée va lui permettre de mettre sa propre vie en perspective, de prendre conscience de l'essentiel, de se trouver...
Il y a de très jolies scènes autour du petit Nicolas qui pallie l'absence de sa mère à sa façon, beaucoup d'émotions dans la façon d'aborder le deuil et la souffrance... Avec sa fougue et ses maladresses, Isabelle va bouleverser toute la maisonnée, poser le doigt sur les douleurs, alléger les solitudes.
Chaque personnage évolue, se dévoile, les masques tombent, les manigances sont mises à jour et la famille peu à peu se retrouve tandis que Isabelle, totalement infantile au début du roman, mûrit et prend enfin sa vie en main.

Une mention particulière à Quentin, véritable pilier de sagesse et de patience, un beau personnage solide et attachant !

Une fin rocambolesque complètement folle où des grands-mères slaloment sur des vespas oranges.... ce n'est vraiment pas mon passage préféré mais heureusement l'épilogue comble toutes nos attentes...

Pour moi, ce n'est pas le meilleur Marie Vareille mais c'est un roman qui se lit avec plaisir et qui contient quelques très jolis moments d'émotion.

Ma notation : 3,5/5

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